Nous sommes en ce moment en plein confinement lié à l’épidémie de Coronavirus Covid-19 qui se propage à travers le monde.

La salle de sport dans laquelle je me rends habituellement est fermée depuis trois semaines, et je profite de cette fermeture pour me remettre à la course à pied, discipline que j’ai abandonné depuis un peu moins de trois ans, suite à une fâcheuse et pénible blessure « qui ressemble à une pubalgie » dixit mon médecin traitant. A cette époque, je courais 2 à 3 fois par semaine, et j’avais peut-être un peu trop forcé sur la machine 😞

J’adore ressentir les sensations de liberté et de légèreté que procurent la course à pied, que ce soit en forêt, en ville, au bord d’un canal, de jour comme de nuit (parfois à la frontale en pleine forêt au milieu de l’hiver, en compagnie de Jérôme qui se reconnaitra peut-être !). J’ai d’ailleurs créé le groupe facebook Courir à Épinal pour promouvoir la course à pied à Épinal et pour fixer des rendez-vous pour ne plus courir seul, groupe qui compte, à l’heure où j’écris ces lignes, quelques 677 membres 😃

Hier soir, j’ai donc enfilé mes chaussures de running pour effectuer un parcours de 12 kilomètres en ville autour de mon domicile. Le printemps arrive, et c’était vraiment une séance très agréable en short et t-shirt.

La course à pied, comme tout sport individuel où l’on se retrouve seul avec soi-même, est propice à la réflexion. Etant très occupé à longueur de journée (c’est vrai que j’ai un peu de mal à me poser pour ne rien faire !), je profite de mes séances de sport pour (régulièrement) m’interroger sur mon avenir. Et, depuis quelques mois, mes interrogations sont grandissantes…

Avant de vous faire part de celles-ci, je pense qu’il faut déjà « planter le décor ». Je vais donc me présenter.

Je m’appelle Mickaël, et je suis né le 23 septembre 1979 à Rennes (35). J’ai effectué ma scolarité (jusqu’à la seconde) dans différentes communes du bassin (ouest) rennais. J’avoue que je n’étais pas un élève très studieux, et qu’apprendre mes leçons et faire mes devoirs n’étaient pas vraiment mes priorités. Non, moi je préférais jouer au basket et draguer les filles 😊

Mes parents et moi avions donc le privilège d’être régulièrement reçus par mon professeur principal, pour des séances de « recadrage » au cours desquelles j’entendais systématiquement les mêmes propos : « Mickaël a des capacités, il peut mieux faire ». Très bien…sauf que moi, je n’avais pas envie de « mieux faire ».

A la fin de ma seconde, mon avenir était vraiment très incertain, et je n’avais aucune idée de la voie dans laquelle je souhaitais m’engager. Et un jour, en ouvrant le journal Ouest-France pour y lire les dernières nouvelles sur le Stade Rennais, une annonce a complètement changé le cours de ma vie.

Cette annonce présentait un concours organisé par l’Armée de Terre à destination des élèves de seconde, pour intégrer l’Ecole Nationale Technique des Sous-Officiers d’Active (ENTSOA) à Issoire, dans le Puy-de-Dôme.

Cette école militaire (dissoute en 1998) visait à former les sous-officiers techniciens de l’Armée de Terre. Le cursus se déroulait en trois années. Les deux premières années étaient dédiées à la scolarité (classe de première et terminale), tandis que la troisième année était entièrement consacrée à la formation militaire qui nous permettait d’obtenir notre galon de Sergent.

Ayant un parrain (Pierre, si tu me lis !) qui faisait une brillante carrière militaire, et n’ayant pas une vision très claire de ce que je souhaitais faire, je me suis dit qu’intégrer l’armée ne serait pas une mauvaise chose. Je me suis donc inscrit, préparé et présenté à ce concours et, quelques semaines après les épreuves, la boîte à lettre familiale était destinataire d’un courrier m’informant que j’étais reçu 🙂

Le 02 septembre 1996, j’ai donc intégré l’Ecole Nationale Technique des Sous-Officiers d’Active (ENTSOA) à Issoire, et je pense que cette journée reste (à ce jour) la journée la plus importante de mon existence.

Ce jour-là, à 16 ans, j’ai quitté le « cocon familial » et je me suis retrouvé seul dans un environnement totalement inconnu au sein duquel je ne pouvais compter que sur moi. Mon avenir était entre mes mains et j’en prenais, à ce moment-là, réellement conscience. Et je ne voulais pas (plus) décevoir mes parents, dans le regard desquels je décelais une certaine fierté de me voir intégrer cette belle Ecole (à moins qu’il ne s’agissait d’un soulagement… il faudra que je leur pose la question !).

Le travail est alors devenu ma priorité. Le travail scolaire pour obtenir de bonnes notes (et décrocher mon bac) et le travail physique pour répondre aux exigences militaires auxquelles j’étais tenu. Du jour au lendemain, j’ai totalement changé d’attitude et je dis souvent que l’armée m’a sauvé. L’environnement rigoureux et exigeant que j’y ai trouvé m’a en effet donné le goût de l’effort (nous n’obtenons « rien sans effort ») qui m’a permis de me construire personnellement et professionnellement.

J’ai finalement passé deux années au sein de l’Ecole Nationale Technique des Sous-Officiers d’Active (ENTSOA), à l’issue desquelles j’ai obtenu, en juin 1998 (en pleine Coupe du Monde de football !), un Baccalauréat STI (Sciences et Technologies Industrielles) spécialité Electronique (avec une mention Bien !).

Je ne peux évoquer mes deux années passées dans cette Ecole sans faire un clin d’œil à mon chef de section (Adjudant Raphaël C., si tu me lis 😉) qui a transformé les ados que nous étions (moi et mes camarades de section) en nous inculquant de réelles valeurs d’exemplarité, de rigueur, de savoir-vivre et de dépassement de soi qui nous servent aujourd’hui au quotidien. Merci Raphaël !

L’Ecole Nationale Technique des Sous-Officiers d’Active (ENTSOA) ayant été dissoute à la fin du mois de juin 1998, j’ai rejoint l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) à Saint-Maixent-l’École (Deux-Sèvres) pour y réaliser mon année de formation militaire qui s’est conclue par la traditionnelle « cérémonie de remise de galons », cérémonie au cours de laquelle mon parrain (Pierre, déjà cité plus haut !) était venu garnir mes épaules du galon de Sergent tant attendu.

Bien classé (4ème sur 120 élèves de la promotion) à l’issue de mes deux années au sein de l’Ecole Nationale Technique des Sous-Officiers d’Active (ENTSOA), j’avais pu choisir la spécialité la plus convoitée : sous-officier technicien sur hélicoptères. C’est ainsi qu’après mon année de formation militaire à l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA), j’ai pris la direction de l’Ecole Supérieure et d’Application du Matériel (ESAM) de Bourges (Cher) pour y suivre une formation théorique de dix mois visant à me transformer en spécialiste (!) de l’avionique et de l’armement des hélicoptères (Gazelle et Puma) de l’Armée de Terre.

Le 07 février 2000, j’ai intégré le 3ème Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) à Étain (Meuse) où j’ai passé quatre années trépidantes au cours desquelles j’ai eu la chance de pouvoir participer à de nombreux exercices aériens sur le territoire national et international (Allemagne, Danemark, Suède, Norvège), avec quelques périodes en mer (sur le navire porte-hélicoptères Siroco notamment). A la fin de l’année 2002, j’ai été mobilisé pour quatre mois au sein de l’Opération Licorne en Côte d’Ivoire. Installé à Abidjan, je me déplaçais, en fonction des besoins, sur les autres sites de l’opération (Yamoussoukro, Daloa).

A mon retour en France, en avril 2003, mes premières interrogations sur mon avenir me sont apparues. Après sept années passées au sein de l’institution miliaire, je commençais ainsi à avoir envie de découvrir ce qu’il se passait « à l’extérieur », dans le monde civil. C’est ainsi que quelques mois plus tard, au printemps 2004, j’ai pris la décision de quitter le treillis pour reprendre mes études. Le 03 septembre 2004, à 24 ans, je quittais définitivement l’Armée de Terre, après huit années particulièrement formatrices et enrichissantes. J’avais maintenant envie de m’ouvrir à de nouveaux horizons, et ce nouveau challenge m’enthousiasmait !

Je m’étais plutôt bien organisé puisque, quelques jours après avoir restitué mon paquetage, j’intégrais le Lycée Henri Loritz à Nancy (Meurthe-et-Moselle) où j’avais été admis pour suivre un cursus de Brevet de Technicien Supérieur (BTS) spécialité Technico-commercial. Cette formation (d’une durée de deux années) se déroulait en apprentissage, et j’avais eu la chance d’être recruté par l’entreprise Pesage Lorrain Continu et Discontinu (PLCD) à Saint-Julien-les-Metz (Moselle), PME spécialisée dans les solutions de pesage et de dosage industriels.

Malgré une importante charge de travail (mais bon, comme dit plus haut, nous n’obtenons « rien sans effort »), ces deux années de formation ont été formidables. D’une part, j’acquérais des connaissances théoriques dans des matières qui me passionnaient (marketing, comptabilité, économie) et, d’autre part, je découvrais le monde de l’entreprise au sein d’une structure dynamique et à taille humaine. Merci Monsieur Jean G., Président de PLCD SAS, de m’avoir recruté et ainsi de m’avoir permis de suivre un cursus en apprentissage !

Au cours de ma deuxième année de formation, m’apercevant que je n’étais « pas plus nul qu’un autre » (j’obtenais les meilleures notes de la classe), je me suis mis en tête de poursuivre mes études. Après une réflexion sur la suite de mon parcours, mon choix s’est porté vers un cursus en école de commerce.

Pendant plusieurs mois, j’ai donc préparé les concours d’entrée aux grandes écoles de commerce, lesquelles recrutent leurs étudiants après une classe préparatoire mais proposent également un concours spécifique destiné aux candidats diplômés d’une autre formation supérieure (telle que le BTS).

Ayant décroché mon BTS Technico-commercial et étant admis dans plusieurs écoles, j’ai choisi de rester dans l’Est de la France et, en septembre 2016, j’ai intégré l’Institut Commercial de Nancy (ICN Business School) pour un cursus de trois années visant à décrocher le diplôme « Grande Ecole » (Master en Management), avec une spécialisation en Finance / Contrôle de gestion.

Au cours de ma troisième année de formation, j’ai pu bénéficier d’un accord de « double-diplôme » conclu entre l’ICN et l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Nancy afin de préparer, en sus de mon cursus, un Master en Management des établissements sanitaires et sociaux. Le secteur des maisons de retraite me paraissait en effet porteur, et je me disais qu’une formation dans ce domaine pourrait m’offrir des débouchés au moment de ma future recherche d’emploi.

Bien m’en a pris puisque, le 06 juillet 2009, quelques jours après avoir achevé mon parcours académique, j’étais embauché par l’Association Maisons d’Accueil Marcel Boussac (AMAMB), gestionnaire d’établissements médico-sociaux, en qualité de Directeur-adjoint en charge du contrôle de gestion, au sein du Siège Social installé à Épinal (Vosges). Merci à Monsieur Daniel D. d’avoir proposé ma candidature !

Le 1er juillet 2012, j’ai été promu au poste de Directeur général que j’occupe toujours aujourd’hui, et j’ai pour attribution le pilotage et le développement de l’Association qui compte, aujourd’hui, quatre établissements et cent vingt salariés.

Vous me connaissez d’un point de vue « professionnel », il s’agit maintenant que je me dévoile un peu plus personnellement.

La première caractéristique qui me vient pour me décrire est « exigeant ». Je cherche toujours la perfection, dans tout ce que j’entreprends. Je pars du principe que lorsque l’on décide de faire quelque chose, il faut le faire bien. Sinon, il est préférable de ne rien faire.

Je suis aussi quelqu’un de sensible qui a besoin qu’on lui porte de l’attention et de l’affection.

Je pense avoir un côté « aventurier » : j’aime découvrir de nouveaux horizons et m’inviter dans le quotidien (parfois surprenant !) des habitants de notre belle planète, comme j’ai pu le faire en Côte d’Ivoire, au Cambodge, au Vietnam ou encore à Chypre. J’ai parfois l’impression d’attirer les personnes que je croise, lesquelles m’ouvrent rapidement leur porte.

Et puis, je suis surtout un homme de « défi ». J’ai besoin de projets et de challenges à relever pour me sentir pleinement vivant. Et je crois que c’est ce qui me manque en ce moment…

En effet, voilà maintenant un peu plus de dix années que j’emprunte, chaque jour, le même itinéraire pour me rendre au même lieu de travail. Même si je dois admettre que j’ai une situation plutôt privilégiée, je me sens aujourd’hui enfermé dans une routine qui me pèse.

Alors, je pourrais faire comme la plupart des gens qui, lorsqu’ils sont las de leur travail, en cherche un nouveau ou créé leur propre activité.

Ou alors, je pourrais simplement me satisfaire de ma situation et poursuivre mon existence comme je le fais jusqu’à présent.

Oui… mais non !

Je n’ai ni envie de chercher un nouveau travail, ni envie de créer ma propre activité (en tout cas pas immédiatement). Et je ne veux plus me satisfaire de ma situation actuelle.

Aujourd’hui, j’ai envie de réaliser un projet personnel qui combine mon goût pour les challenges et tout ce qui me fait vibrer : la randonnée, la découverte de nouveaux horizons et les rencontres authentiques de population.

Je me lance donc dans un projet de randonnée pédestre au long cours, que je vous présenterai plus en détails dans mes prochains articles ! 🚶🌲💚